Nous quittons Saint Denis pour un vol de nuit et arrivons à Bangkok le 27 novembre 2025 au lever du soleil, à 6h30.
Il y a plus de 2heures de marche et plusieurs files d'attente dans l'immense Suvarnabhumi avant d’arriver, après un transfert par train dans une
autre zone de l’aéroport, au guichet de la Thaï Airways en direction de Kunming, capitale du Yunnan.Il y a 2 heures de vol de Bangkok à
Kunming, la capitale du Yunnan.
Cette province Chinoise se trouve à l’extrême sud-ouest du pays.
Lorsqu'on se trouve à Chiang Rai, au triangle d'or, point frontalier entre le Laos, la Thaïlande et la Birmanie, on est presque à la frontière avec
le Yunnan(250km).A priori, nous étions les seuls caucasiens à bord de l'avion.
Dès l’arrivée, les choses ne sont pas très simples car personne ne parle l'anglais. De plus, on ne peut pas utiliser des fonctions américaines
de Google dont WhatsApp, google maps.. .
Dès la sortie des contrôles douaniers, nous allons acheter pour Pierre une carte SIM locale avant de sortir de l'aéroport afin qu'il
puisse appeler des numéros locaux et surtout utiliser évent l'application Didi , la version chinoise de Uber tandis que je préfère faire le#111# de chez orange et prendre le pass
évasion avec 8G d'internet pour 31 jours. Je peux ainsi utiliser les fonctions de Google. Nous sommes de cette façon complémentaires. En moins d'une heure, nous avons nos connexions
respectives. Nous cherchons le chauffeur qui est sensé nous attendre mais personne n'est là mais Pierre arrive à téléphoner à la
personne de l'agence de voyage qui nous envoie quelqu'un.
Dès demain, nous serons pris en charge pour toute la durée des 17 jours par Yunnan Road et David, un français de cette agence avec
lequel Pierre a ficelé le voyage.Il faut 35 min pour arriver en ville à l'hôtel home inn plus et enfin nous détendre un
peu...A 19h30 , nous nous rendons à pied au Théâtre Dynamique Yunnan pour assister à un magnifique spectacle racontant la culture et les traditions anciennes. Les costumes sont splendides .
Nous nous régalons de tant de beauté artistique.En sortant, il est 22h00 et les restaurants sont fermés. Il fait 7° et il fait très
froid ! Un petit boui-boui est encore ouvert et nous mangeons un gros bouillon de pâtes très épicé en particulier avec le poivre du Sichuan. Nous mangeons pour 3 euros, soit 25 Yuans! Nous ne
retrouvons pas notre hôtel de suite et utilisons notre téléphone et l'application deeple pour la traduction. Finalement, nous arrivons au home inn plus à 23 heures,
frigorifiés!
Le 28 novembre 25: il fait 2° ce matin. Jack, notre chauffeur pour la semaine, vient nous chercher à l'hôtel à 8h30 avec un
beau taxi bien confortable. Il parle anglais et cela change la vie!
Nous partons pour les montagnes de l'ouest avec ses temples et oratoires.
Nous visitons d'abord le Xishan scenic spot .La porte du Dragon , perchée en hauteur sur
les falaises, est peut-être l’attraction la plus célèbre des montagnes de l’Ouest. Cette série de sculptures et de tunnels complexes, taillés dans la paroi rocheuse, offre une vue panoramique
imprenable sur le lac Dianchi. La Dragon Gate Western Hills témoigne de l’ingéniosité et de la persévérance humaines.Bâti à flanc
de montagne, le temple taoïste surplombe la capitale de Yunnan et le lac Dianchi, le plus grand lac de la province et le 6è de Chine.
Il faut monter 720 marches pour arriver au sommet de la montagne et admirer la ville de Kunming à l'horizon et le lac Dianchi en
contrebas. Le lac est séparé en 2 zones de couleurs différentes, la partie dépolluée étant bien plus limpide. Nous sommes à 2000 mètres d'altitude et la montée est
un peu rude.
Sur le retour, nous prenons le Téléphérique qui nous mène sur les bords du lac. Un magnifique espace de verdure et une longue
promenade sont aménagés pour offrir un immense espace de détente.
Apres un repas pris dans l'un des petits restaurants et la dégustation de la bière chinoise Dali , nous nous rendons sur une autre
bordure du lac, là plus limpide, pour observer les mouettes que les gens nourrissent . Nous reprenons le Téléphérique pour rejoindre l'entrée de la golden gate et regardons une
dernière fois le majestueux lac Dianchi , ce joyau naturel surnommé la "Perle du Plateau" dont nous garderons un excellent souvenir. Jack nous emmène ensuite au temple Bambou .Le principal intérêt de ce temple n’est pas sa forêt de
bambous, mais les 500 arhats (protecteurs et conservateurs de la loi bouddhique) en argile, grandeur nature qui y sont exposés. Ces statues furent modelées aux 19èmes siècles par un maître
sculpteur et ses élèves venus du Sichuan venus s’installer dans cette partie un peu reculée du Yunnan.
Pour les modeler, il s’inspira de fidèles venant prier au temple et des personnages les plus extraordinaires de la mythologie chinoise pour composer
son oeuvre. On y retrouve ainsi une allégorie allant des immortels traversant la Mer des nuages en passant les facéties du moine Jigong, le vieil homme aux enfants et l’arhat au bras démesuré qui
tente d’attraper la lune.
Le temple situé sur une colline ombragée datant du 7ème siècle est toujours occupé par une trentaine de bonzes d’obédience Chan à l’origine des
traditions zen du Japon. Il ressort une forme de quiétude de ce lieu empreint de spiritualité au sein d’un joli parc dont certains arbres seraient âgés de 1300 ans.
Ce temple bouddhiste tire son nom d’une légende selon laquelle une cannée plantée dans le sol par un moine se serait transformée en
bambou.
La journée s'achève par la visite du golden temple.Blotti dans une pinède sur le mont du Chant du phénix au sein de jolis jardins
fleuris de camélias, le temple d’or est un sanctuaire taoïste conçu par le général Wusangui. Construit en 1671, ce temple est remarquable pour son architecture caractérisée par un pavillon
entièrement en bronze et sa position dominante ouverte sur les paysages verdoyants du Yunnan.
Il tire son nom de ce pavillon en bronze autrefois couvert de feuilles d’or.
Le jardin de ce temple taoïste est sublime.L'ensemble fut la résidence du
général Wusangui né en 1612 qui aida les armées mandchoues à instaurer la dynastie Qing. Il devint empereur mais ne le resta qu'une année car son armée fut
défaite et il mourru en 1678, laissant derrière lui sa concubine épleurée qui devint nonne jusqu'à la fin de ses jours.
Il est 17h30 lorsque Nous quittons Kunming et ses environs pour prendre la route de la ville de Shilin située à 1h20 de
voiture vers le sud. Nous sommes pris dans un embouteillage monstre alors j'apprends quelques mots en mandarin:
Ní hăo:bonjour
xièxiè :merci
nĩ hăo ma? Comment ça va?
Zàijiàn: au revoir
Nous nous arrêtons dans un petit restaurant avant de faire le check in pour la nuit dans un immense hôtel , le Yinruolin
international hotel.
C'est la basse saison touristique et nous sommes les seuls à y séjourner. Il fait très froid et nous sommes contents d’avoir le
chauffage dans la chambre .
Le 29 novembre 2025: Il faut à peine 5 minutes avec notre chauffeur pour nous rendre à la Stone forest. Ce parc classé au
patrimoine de l'unesco fut découvert en 1920 et constitue un haut lieu touristique .
Nous marchons 3 heures dans la forêt de rochers de plusieurs dizaines de mètres de hauteur .La Forêt de Pierre est une des merveilles du patrimoine naturel du Yunnan, située à 120km de Kunming. Elle consiste en un ensemble de roches
karstiques en calcaire gris. Ces formations rocheuses se caractérisent par une concentration de roches peu élevées aux formes fantastiques auxquelles les chinois y attribuent toutes sortes de
superstitions et légendes. Le parc de la forêt de pierre compte 80 hectares au sein d’un ensemble géologique de 26 000 hectares comprenant hôtels, restaurants et magasins. Le parc abrite
également un village de la minorité Sani (tibéto-birman).
Vers midi, nous empruntons l'autoroute de Shisuo en direction de Jianshui, à 3 heures de route vers le sud.
Nous sommes passés de 1° ce matin à Stone forest à 22° à Jianshui en milieu d'après midi. La ville est magnifique. Dès notre arrivée, on sent une énergie positive , peut être parce que cette ville est celle de Confusius. D'ailleurs, nous
commençons la visite par le temple de Confucius, endroit magique. Il s'agit du 2ème plus grand temple dédié a ce philosophe en Chine après celui de Qufu, sa
ville natale . Le parc est verdoyant et incite a la méditation. Nous prenons des photos de sujets en habits traditionnels chinois venus réaliser des shooting dans cet
endroit hors du temps.
Fondé en 1285, sous la dynastie mongole Yuan, . Le temple a été grandi au fur et à mesure des 50 restaurations successives. Il s’étend sur
environ 8 ha . L’endroit abrite 31 pavillons flamboyants, une belle étendue d’eau qui symbolise l’immensité du savoir de Confucius, un ensemble de cours intérieures et de superbes portiques
commémoratifs. Les temples de Confucius en Chine avaient trois objectifs: rendre hommage à Confucius, servir d'école aux enfants locaux
et devenir un lieu destiné à passer les examens mandarinaux. Il représente la résistance de la pensée et de l’identité chinoise face à l’occupant.
Tout au long de la visite, on rencontre des personnes âgées qui s’y retrouvent pour bavarder, jouer au Mah-jong, pêcher ou
méditer. l'entrée est gratuite pour les seniors de plus de 70 ans).une musique traditionnelle chinoise dispensée par
un mégaphone s'entend tout au long de la visite .
Jack nous dépose à l'auberge Li An Inn, un havre de paix en pleine ville. Cet hôtel de charme garde une structure et des
décorations de la chine ancienne.
Jack nous laisse libre cours pour visiter la ville très animée. J'achète 2 poteries qui le rappelleront cette belle escale
en Chine. A la tombée de la nuit, des centaines de lampions accrochés aux arbres éclairent l'immense rue piétonne où chacun profite d'une agréable
promenade. Pour ma part, je fais un peu de shopping et m'équipe de bottillons, doudoune, pull et écharpe en prévision du froid que nous affronterons dans quelques
jours au nord de la province, a 3000 mètres d'altitude. A Kunming, nous étions à presque 2000 mètres d'altitude et nous baissons progressivement d'altitude en
descendant vers le sud. La température est d'ailleurs de plus en plus clémente.
Nous dînons dans un restaurant de la vieille ville puis nous rendons à la east gate de la ville afin de visiter une
exposition sur Auguste François, consul de France en Chine .De 1899 à 1904 il fut affecté à Kunming en qualité de consul général et de
délégué du gouvernement français.
Dimanche 30 novembre 2025: avant de quitter Jianshui , nous visitons une source naturelle où les gens viennent chercher des bidons d'eau puis
une fabrique de tofu ,avant de nous rendre au tween dragon bridge , là où 2 rivières se rejoignent.
Situé sur le trajet Jianshui-Tuanshan (à 5km de Jianshui), ce très bel ouvrage mesurant 148 mètres de long est également appelé « pont aux 17 arches
». Il enjambe à leur confluence les rivières Tachgong Jiang et Lu Jiang qui ondulent tels deux dragons dans une paisible verdure. Les trois premières arches datent du règne de Qianlong
(1736-1796), les autres du début du XIXème siècle. Le pont du double dragon est considéré comme l’un des plus beaux et des mieux conservés de Chine.
Nous visitons ensuite une gare et son petit train Celui-ci à vu le jour suite à la reconstitution d’une ancienne portion de la ligne de chemin de
fer construite par les français de l’indochine en 1910, reliant Haiphong à Kunming.
Il y a deux trains dans la journée, un le matin et un l’après-midi. Nous n'avons pas le temps de l'emprunter mais montons tout de même a bord et
visitons l'ancienne gare, mélange d’architecture Chinoise et Française.
Quelques kilomètres plus loin, nous visitons le village ancestral de Tuanshan.
Tuanshan signifie pays de l'or et de l'argent. C'est un superbe et authentique petit village
préservé, situé à 15 km à l'Ouest de Jianshui.
Cet ancien village est un trésor architectural du Yunnan. Comme figées dans le temps, les bâtisses traditionnelles de Tuanshan et leurs toits
gris n'ont pas changé. L'abondance et la richesse des lieux se fait encore sentir dans le dédale de ruelles. L'impression est encore plus forte, une fois passée la porte de la résidence de la
famille Zhang, véritable village au sein du village de Tuanshan.
Dans cette région reculée de Chine, des familles autrefois prospères s'étaient installées ici. On en retrouve encore la descendance dans ces
anciennes demeures. Ce village historique de Tuanshan est un rare exemple des villages traditionnels du Yunnan, entourés d'un mur
d'enceinte. Il fut construit au XIVème siècle mais ne devint réellement prospère que cinq siècles plus tard, avec le développement du commerce. En se promenant dans le dédale de ruelles, on
ressent encore le riche passé de Tuanshan.
Après un repas léger à l'entrée du village, nous prenons le route en direction de Yuanyang que nous atteignons après 2h30 de
voiture.
Nous entrons dans le Haniterrace of Yuanyang culture héritage Park.
Jack nous dépose à l'hôtel twelve manor à 17h00 et nous nous reposons un peu avant d'aller observer le coucher de soleil sur les
rizières à 10 minutes en voiture.Nous finissons la soirée au restaurant de l'hôtel. Le lieu est magique. Notre chambre
donne sur les rizières et le confort est optimal.
Le lundi 1er décembre 2025:
Nous allons passer la journée au milieu des rizières.
Le paysage culturel des rizières en terrasse des Hani de Honghe est un site de 16 603 hectares situé dans le sud du Yunnan. Il abrite des terrasses
spectaculaires qui s’étagent sur les pentes escarpées du mont Ailao et descendent jusqu’à la rive sud de la Rivière rouge. Depuis 1 300 ans, le peuple Hani a développé un
système complexe de canaux qui amènent l’eau des sommets boisés jusqu’aux terrasses. Il a aussi mis en place un système d’agriculture intégrée qui associe l’élevage (buffles, bovins, canards,
poissons et anguilles) et la production du produit de base : le riz rouge. Les habitants vénèrent le soleil, la lune, les montagnes, les rivières, les forêts et d’autres phénomènes naturels comme
le feu. Ils occupent 82 villages, installés entre les forêts des sommets et les terrasses, où l’on trouve des maisons traditionnelles dites « champignons ». Ce système de gestion de la terre
particulièrement durable témoigne d’une extraordinaire harmonie entre les hommes et leur environnement, tant du point de vue visuel qu’écologique. Il repose sur des structures sociales et
religieuses très anciennes.
Nous quittons l'hôtel à 9h00. Nous sommes à 1800m d'altitude et il fait 9°. La journée s'annonce chaude et ensoleillée.
Nous nous rendons d'abord au marché de Yyanyang xinjie, un marché ethnique .La ville de
Yuanyang est double. Il y a d'un côté Nansha, la nouvelle ville et de l'autre Xinjie, la vieille ville. Pour autant Xinjie n'a rien d'une vieille ville traditionnelle chinoise. Les bâtisses en
briques ont remplacés les maisons en pisé. On est loin du style architecturale de Jianshui plus au Nord. Xinjie vit au rythme du marché qui a lieu tous les cinq jours (jour du singe, du dragon et
du rat), le long de la rue principale. Les minorités locales telles que les Hani, leur foulard bleu sur la tête les Yi avec leur couvre chef brodé ou encore les Yao viennent pour vendre leurs
marchandises. C'est un marché très coloré où nous pouvons observer les jolis costumes de ces minorités.
Nous prenons la direction du village Ma Lahoe , village typique des montagnes où nous attend une représentante de la communauté Hani.
Elle nous sert un repas fait de porc au gingembre, riz, légumes, œufs.. elle nous des bottes cuissardes pour aller pêcher à la main les carpes dans les rizières. Nous avons de la boue
jusqu'à mi-cuisse. La pêche est fructueuse puisque Pierre a attrapé une dizaine de carpes et Jack une quinzaine. L'ambiance est bon enfant avec les
paysannes qui nous aident à pêcher puis retournent aux travaux de terrassement des parcelles de rizières. Notre hôtesse nous emmène ensuite dans une salle dans laquelle nous
assistons à des chants et danses folkloriques auxquelles nous participons.
Il est déjà 16h00 quand nous quittons cette communauté faite presque exclusivement de femmes . Les hommes
travaillent en ville et ne reviennent qu'une quinzaine de jours 1 à 2 fois par an. Je suis marquée par l'accueil chaleureux de ces femmes et de
leurs rires, malgré leurs difficultés existentielles et la pénibilité de leur travail dans les rizières .
Nous arrivons aux Terraces Duoyishu pour admirer depuis un belvédère les terrasses entourées de nombreux villages, tous identiques
dans leur constructions, à flanc de colline. Ces villages comptent de 400 à 1000 âmes.
Jack nous emmène ensuite au cœur d'un village " champignon" nommé Azheke. Bâti en
plein cœur des rizières en terrasse de Yuanyang, Azheke est l'un des seuls villages aux maisons en toit de chaume de l'ethnie Hani encore debout aujourd'hui. En parcourant les petites ruelles de
la cité, on apprécie l'authenticité du lieu ; les 67 foyers ont su y préserver un mode de vie assez traditionnel. Loin de la foule et de la circulation, seuls les buffles, chevaux de bât, porcs
et poules croisent le chemin des randonneurs . Le bleu du ciel reflété sur les terrasses en eau qui bordent le village offre un spectacle des plus éblouissants. Les maisons typiques sont en
torchis avec des toits en forme de champignon, recouvert de chaume.
Nous rentrons à l'hôtel 12 Manor épuisés....mais heureux de cette journée inoubliable. Demain nous quittons ce très
confortable hôtel avec vue sur les terrasses pour une longue route qui nous mènera plus au Sud, près de Laos.
Le 2 décembre 2025: nous prenons la direction de Pu'er, dans le sud du Yunnan.La
charmante ancienne ville de Simao, située à 1300 mètres d'altitude,aujourd'hui nommée Pu'er, doit sa réputation à ses superbes feuilles de thé. Le thé pu-erh ou thé pu'er est un
thé sombre post-fermenté, servi en Chine avec un protocole bien particulier nommé le Gong Fu Cha eg des ustensiles appropriés. Ce n'est pas aussi long que la cérémonie du thé vert au
Japon mais un apprentissage est utile si l'on veut déguster cet excellent thé, vendu sous formes de galettes compressées, avec ses meilleures propriétés savoureuses
et énergisantes.
A l'origine, Simao était une petite cité étendue à la confluence des rivières qui traversent le Yunnan. Depuis l'antiquité, elle a pu prospérer jusqu'à aujourd'hui grâce à son commerce et sa
position géographique. Idéalement placée au sud du Yunnan, la ville était un carrefour incontournable de l'ancienne route du thé et des chevaux qui traversait jadis les plaines du
Yunnan jusqu'aux plateaux tibétains avant d'être exportés à l'étranger. Ce grand marché a ainsi permis à des points de passage, tels que le village de Nakeli, de survivre tout au long
de l'histoire. Le nom Pu'er lui a été attribué en 2007, suite au succès incroyable et historique de son thé, nommé thé Pu'er.
La ville est également une incroyable mosaïque culturelle. Elle abrite au total neuf ethnies minoritaires (Yi, Dai, Hani, Lagu,…) qui représentent un peu plus de 60% des habitants. Les villages
qui parsèment les alentours de la ville sont à l'origine de son histoire. Ainsi, avec plus de 3 180 000 hectares de plantations, Pu'er est reconnue pour être un haut lieu de production de
thé en Chine.
Traversée par le tropique du cancer, la ville bénéficie d'un climat agréable toute l'année, ce qui favorise le développement d'une riche biodiversité faisant aujourd'hui l'objet d'une protection
nationale. Le decor est un véritable tableau authentique de la Chine profonde avec ses multiples paysages en relief qui l'entourent tels que les montagnes, les collines ou encore les plaines
.
Nous traversons les plantations de thé des montagnes Nannuo ou Minghai en suivant les traces de l'ancienne route du thé et des chevaux en débutant par
le village Nakeli, un ancien carrefour important qui conserve encore des reliques importantes de cette époque
Il faut 5h de voiture pour arriver au village Nakeli. Il fait 21° et beaucoup de personnes se promenent en t shirt dans ce très joli village bordé d'echopes et d'endroits de
dégustation du thé pu'er. J'achète une calebasse en guise de lampe et des sous verres en bois de santal.
Il est possible de confectionner et de repartir avec sa propre brique ou galette de thé. Le thé fermenté est le meilleur . Plus il est vieux, plus il est cher. Le prix maximum
est 100 000 yuan. Mais en moyenne le prix varie de 100 à 1000 yuans. Nous faisons ensuite le Check in dans le bel hôtel Meng Jing Yage (wonderland hotel). Nous avons à y imprimer des
documents pour la banque car nous sommes en pleine période d'achat de la maison de Saint gilles et certains documents ne sont pas conformes. Avec l'aide de Jack , nous
réussissons la prouesse d'imprimer, signer et scanner des documents pour la banque et le notaire qui a la procuration pour finaliser l'achat. Sans l'aide de notre
chauffeur, nous n'aurions pas pu réaliser dans les temps ce travail administratif absolument urgent.
Jack nous nous emmene ensuite dans la ville de Pu'er , très jolie ville propre et très lumineuse où est installé un marché de nuit avec des stands d'objets divers et de
nourriture. Nous terminons la soirée dans le restaurant Jun ding yuan avec une fondue chinoise à base de champignons , poulet et légumes.
En rentrant à l'hôtel, nius apprécions la vieille ville illuminée de centaines de lampions et guirlandes lumineuses ainsi qu'une danseuse qui s'exhibe avec une grâce et une
élégance rares sur la place centrale.
Le 3 décembre 2025 :il fait 15° à 9h00.
Nous allons sur la rainbow road pour apprecier une vue panoramique sur les plantations de thé de Pu'er. Des vendeuses nous vendent des noix de
macadamia. Elles arrivent en groupe et je suis forcée d'acheter une boîte de noix à chacune d'elle. Nous repartons avec 4 boîtes pleines.
Jack nous emmène ensuite à Ganlanba, au dai ethnic park parc de la minorité Daï, où l'on circule en minibus à travers le parc. La
communauté Daï est d'origine Thaïlande et compte 1.3 Millions de personnes. Nous nous promenons dans les allées fleuries et découvrons plusieurs temples puis
traversons un village typique. Un restaurant Nous sert un riz a l'ananas et un porc aux ananas avec une bière du Laos, la
beerlao. Le parc est bordé par le fleuve Mekong qui traverse 6 pays.
Après le repas, nous assistons au Splashing water festival qui a lieu dans ce parc chaque jour à 14h00 .Tout le monde est arrosé par des jets d'eau
et les gens se jettent des récipients plein d'eau. C'est vraiment folklorique et amusant. La vraie fête à lieu en avril et regroupe des milliers de personnes en
Thaïlande.
Pour se laver de ses péchés, il faut de l’eau, beaucoup d’eau ! Les thaïlandais se prennent ainsi chaque année à un incroyable jeu de
bataille d’eau dans tout le pays. C’est un grand moment de partage et de joie en famille, entre amis, mais aussi avec tous ceux que l’on croise et que l’on ne
connaît pas. Peu de gens échappent à cette bataille d'eau géante .
Toutes les voitures, les passants, les animaux sont littéralement aspergés d’eau à l’aide de seau, de pistolet et même
de trompe d’éléphant.
Bien sûr tout le monde est habillé, sinon, ce n’est pas drôle.
Et finalement durant ces trois jours de festival, il n’y a que le bon de chaque personne qui se voit. Le mauvais est laissé derrière,
la joie prenant la place de tous les mauvais démons.
Nous visitons ensuite le Jardin botanique de Menglun . Le parc bénéficie d’un cadre splendide grâce à la grande diversité des
ses plantes tropicales. Il est connu pour être le royaume de la flore avec plus de 5000 espèces de hautes plantes, poussant dans la forêt tropicale. Le jardin tropical botanique de
Menglun s’étend sur une petite péninsule encerclée par la rivière Lupsuo à proximité de la ville de Menglun, à 70 kilomètres à l’Est de Jinghong.
Le jardin botanique a été fondé en 1959 par Cai Xitao, un botaniste chinois réputé, et couvre une superficie de 900 hectares. Avec une collection de
plus de 12000 d’espèces botaniques domestiques et introduites, c’est le plus grand jardin botanique tropical de Chine.
Nous prenons la route du gigantesque marché de nuit de Jing Hong le long de Mékong, à la frontière du Laos. Ici, tout est féerique et grandiose : les lumières qui font scintiller la ville de 1000 feux, la musique ambiante, les petites prestations de
danseuses, les femmes en habit traditionnel, la nourriture, les stands d'objets divers...
Nous arrivons à 22h00 à l'hôtel New dai yuan composé de 2 parties. Nous logeons dans la nouvelle construction, aussi
luxueuse que l'ancien bâtiment.
Jeudi 4 décembre 25: Nous debutons la journée à 9h00. Nous restons dans la
région de Jinghong en commençant par le marché de Menghai à la frontière du Myanmar, à 1heure de route de Jinhong.
De nombreux villages de fermiers de minorités Dai sont reconnaissables par leurs toits colorés, bleus, verts ou rouges. Chacun possède sa jolie pagode et sa place principale.
La ville de Menghai est une ville moderne située au cœur de la vallée, on y trouve encore le marché local sous un grand halle moderne.
Dans le tout petit village de la fertile vallée de Menghai, la spécialité est la production de papier, de façon traditionnelle. On s’y promène et au fil des maisons, on peut observer les locaux
fabriquer de superbes feuilles de papier de riz. Sympathiques, ils invitent à entrer dans leurs maisons pour observer le procédé de fabrication. La visite du village Dai de Manzhao, en
dehors des sentiers battus, permet la découverte authentique d’un des savoir-faire de la région.
Nous visitons ensuite la pagode de Jingzhen, à une trentaine de kilomètres de Menghai. Le village de Jingzhen est connu pour abriter l'un des plus beaux exemples d'architecture bouddhiste
theravāda du Xishuangbanna : la célèbre pagode octogonale de Jingzhen, construite en bois en 1701. Ce petit édifice raffiné, aux toits superposés et aux sculptures délicates, témoigne de
l'influence du style birman dans l'art religieux dai. La pagode est entourée d'un cadre paisible de collines et de plantations de thé, ce qui lui procure une atmosphère tranquille et
sereine.
Nous faisons route vers la montagne Nannuo Shan, l'une des 6 montagnes à thé qui ont fait la renommée du thé Pu'er. Nous marchons parmi les plantations de thé,
entièrement organiques, jusqu au roi des théiers, un arbre vieux de 800 ans. C'est une jolie ballade bucolique bordée de petites cabanes où l'ont peut goûter ou
acheter le pu'er thé et différents autres produits comme des fruits ou des confiseries.
Nous avons prévu un spectacle Dai au Meng ba la na xi grand théâter, contigu au grand marché de nuit. Nous apprécions la qualité des danses et costumes.
Nous rentrons à 9h à l'Hôtel New Dai Yuan pour une courte nuit car nous nous levons le lendemain à 5h pour prendre l'avion vers le nord , à Dali.
Vendredi 5 décembre 2025.
La nuit fut courte.
Jack nous emmène à l'aéroport à 5h00.Nous lui disons au revoir avec un peu de regret de le quitter.
Nous atterrissons à Dali qui se trouve à 2000 mètres d'altitude après 50 minutes de vol. Un chauffeur nous attend et nous emmène dans la vieille ville de Dali où se trouve l'Hôtel Yunxi boutique .
Dali est le centre de la région de la minorité Bai, et l’ancienne capitale du royaume de Nanzhao. La ville se situe à l’intersection des autoroutes
jusqu’au Myanmar et au Tibet, et globalement entre Kunming et Lijiang à vol d’oiseau. Elle est connue pour ses marbres blancs aux traits grisés. Il y fait un peu frais le matin et la nuit, mais
les journées ensoleillées montent les températures à 23° en hiver. La ville se situe au pied de la Montagne Cangshan à l’Ouest( dont les sommets commencent à être enneigés), et du lac Erhai à
l’Est.Ce lac est l'une des étendues d'eau douce les plus vastes de Chine.
Nous arrivons exténués à notre hôtel, une gentilhommière située à l'entrée de la vieille ville de Dali. Notre chambre n'est
pas prête et nous décidons d'aller découvrir la vieille ville juste 1 heure, le temps de récupérer notre chambre. Mais le sort en décide autrement. Je suis
alpaguée par un vendeur de tour du coin et , alors que nous avions prévu une journée off, nous voilà embarqués dans le taxi d'Ali Yang qui nous emmène à la
découverte des points les plus stratégiques de la ville. Il nous emmène en premier lieu à l'extérieur de la
ville de Dali dans le Jardin de la famille Zhang. Cette riche famille possède 2 demeures dont nous en avons déjà visité une il y a quelques jours dans le village de
Tuanshan.
Nous assistons par hasard à un spectacle folklorique dans l'enceinte de la demeure. Dans ce domaine de 5 km carrés, des bâtiments à
l'architecture typique de l'ethnie Bai se fondent à la perfection dans le paysage formé par les camélias, les azalées et les Monts Cangshan. Chaque pièce reflète toute la beauté de l'art
architectural Bai, cela a d'ailleurs valu au jardin le surnom de maisons de rêve Bai. Le Jardin de la famille Zhang se situe à 5 km à
l'extérieur de la vieille ville de Dali. C'est un ensemble imposant de bâtiments dans un style architectural typique de l'ethnie Bai. Composé de 36 pièces tout à fait uniques, c'est le
plus grand complexe architectural de cette ethnie à Dali.
Le hall principal fait face au sud avec deux ailes qui partent le long de la cour. On compte principalement trois grands bâtiments dans une enceinte
richement décorée laissant place à une vaste cour et quatre plus petites dans laquelle les camélias et azalées poussent à profusion. En montant au dernier étage, on decouvre une vue
splendide sur la montagne .
Ali nous emmène ensuite au Feng yanyi village, un village Bai où des ballades en cheval sont possibles en direction de la montagne . Les
maisons sont transformées en échopes proposant des articles artisanaux de la minorité Bai.
Sur le retour, nous degustons du thé avec le rituel habituel que nous connaissons bien à présent.
Le circuit continue par la contemplation des 3 pagodes et de la statue dorée représentant le mélange entre un aigle et un
paon.
Les Trois Pagodes sont l’un des symboles les plus célèbres de Dali. Ces structures imposantes, construites il y a plus de 1 000 ans, témoignent de
l’ancienne splendeur de la région.
Le marbre issu de la montagne a contribué à l'essor économique de la ville.
Tout ici est en marbre blanc, les constructions, les sols, les murs, les produits artisanaux...
Nous continuons notre périple inattendu en traversant les champs de légumes, céréales, mais ,tabac, fraises...dans ce grenier de
la province du Yunnan où le climat et la terre arrivent à tout faire pousser.
Nous déjeunons dans un restaurant avec des plats typiques et des légumes auxquels nous goûtons pour la première
fois.
Un tour en bateau sur le lac Erhai permet d'apprécier la beauté de cette immense étendue d'eau, nommée Erhai à cause de sa forme en
oreille.
Des télécabines nous emmènent ensuite dans la montagne au Shangguanhua Park scenic area où des grottes illuminées recèlent de
formations calcaires.
La dernière visite est le plus grand village Bai, à Zhoucheng
C'est dans ce village que sont confectionnés les tissus indigo .
Ce village abrite environ 1500 familles. Il est agréable de se balader à pied dans ce village, à la rencontre de ses habitants vivant encore d’une
façon traditionnelle, de ses belles maisons de style Bai. De nombreux artisans travaillent encore le tissu Batik. La famille de Xiao Bai continue à utiliser des teintures naturelles, sans
produits chimiques ajoutés et propose divers batiks à la vente, de simples foulards aux robes les plus élaborées. Je me laisse d'ailleurs séduire par un foulard avec lequel je
repars.
Ali nous ramène à notre hôtel et la soirée s'achève autour d'un cocktail dans l'un des bars animés de la ville de Dali ,
magnifique ville fortifiée grouillant de boutiques d'artisanat, d'accessoires de mode, d'échopes alimentaires...
Le samedi 6 décembre 2025:.
Enfin une matinée libre..
nous nous levons plus tard et débutons la visite de la vieille ville de Dali à 10h. Partout, les échoppes sont déjà à l'œuvre pour vendre de la nourriture, des
accessoires de mode, de l'artisanat ...on nous fait goûter au passage des boissons et friandises. La musique chinoise douce accompagne chacun de nos pas. Même la benne à ordure
émet de la musique avec un mégaphone , sans exagérer le bruit. Nous arpentons les rues bordées de gingko biloba jaunes , au couleurs de l'hiver.
Nous découvrons 3 des 4 portes d'entrée dans la vieille ville.
Chacune d'elle est un musée avec des maisons et temples.
Nous passons même par une église à l'architecture chinoise. Chaque ruelle recèle de vieilles demeures extrêmement bien conservées, de parcs, de jardins et de
musées.
Nous montons au 2ème étage d'un café où la vue sur les toits de la ville et la montagne est idéale pour des photos magnifiques. Les pieds en compote, nous nous offrons un
massage de pieds.
Nous avons vraiment un coup de cœur pour la ville de Dali où la gentillesse des gens s'accorde avec la beauté élégante des rues. Nous revenons à l'hôtel à 15h00 où
le chauffeur de taxi nous récupère pour nous emmener à xizhou , un village Bai situé à 30 minutes de Dali.
Notre hôtel s'appelle le Linden commons et est construit dans une belle demeure traditionnelle Bai pleine de charme. Nous y arrivons vers 16h00.
L'auberge est située dans la vieille ville de Xizhou, à seulement quelques pas du centre de la vieille ville. Xizhou est le meilleur endroit pour apprécier l’architecture de l’ethnie Bai de la
période du royaume de Nanzhao. Ce bourg bien préservé était autrefois un avant-poste militaire très important qui servait également de résidence royale temporaire. Comme beaucoup de villes
commerçantes du Yunnan, jusqu’en 1949, Xizhou était un important bourg marchand où 140 grandes familles prospéraient grâce au commerce des métaux, des plantes médicinales, des tissus et du
thé.
Aujourd’hui ce sont quelques 90 demeures traditionnelles de l’ethnie Bai qui se trouvent dans ce petit village dont certaines sont ouvertes à la visite. Ces résidences composées généralement de
trois pièces ouvertes à l’est, à l’ouest, au nord et d’un grand mur richement sculpté au sud, sont les témoins de toute la beauté de l’art architectural Bai. Les poutres des maisons sont finement
sculptées et depuis la cour les avant-toits paraissent magnifiquement décorés. En montant sur l’une des terrasses, la vue sur les toits de Xizhou est de toute beauté.
Xizhou est réputée pour son artisanat textile où les tissus et broderies sont teintés à la cire suivant les procédés ancestraux de l’ethnie Bai. Le marché matinal animé de Xizhou est un bon
endroit pour observer la culture Bai et rencontrer la population locale vivant encore de façon traditionnelle. Sur une grande place, de nombreux stands proposent poissons, viandes, légumes,
fruits, épices et produits d’artisanat locaux. C'est aussi ici la région des champignons cultivés sous serre.
L'hôtel Linden Commons est situé au cœur du village Bai . L'établissement est une demeure à l'architecture traditionnelle qui dispose de 14 chambres harmonieusement agencées autour de cours
centrales. Les intérieurs, spacieux et confortables, dégagent un charme d'antan où le bois est omniprésent. Un bar agréable et une petite bibliothèque sont à disposition .A 18h00, nous
sortons pour aller sur la place centrale, pleine de vie, puis dînons dans un restaurant traditionnel .
Dimanche 7 décembre 2025: Après le petit déjeuner dans notre magnifique demeure Bai, nous nous rendons au marché
local.
On y trouve de tout et même des fruits et legumes que nous n'avons jamais vus. Et surtout, plein de champignons....
Nous marchons dans les ruelles de la ville de Xizhou, bordées de maisons blanches. Nous repassons par la place , déjà très animée
tôt dans la matinée et poussons quelques portes et portails qui s'ouvrent sur des temples, une bibliothèque, des hôtels raffinés...
En tuk tuk, nous nous rendons au bord du lac Erhai et marchons jusqu'à la péninsule Aizai Aishe. La promenade est très
agréable dans ce magnifique parc autour du lac. Nous louons des vélos pour nous rendre au pont langqiao.
C'est le rendez-vous des touristes pour faire de magnifiques photos entre les jambes du pont.
Nous passons ainsi un moment bucolique , à une température d'une vingtaine de degrés. Je me mets en t shirt mais j'ai à
peine chaud.nous rencontrons 2 filles de la minorité Yi. Il y a 26 minorités dans le Yunnan et 56 dans toute la Chine. Et pourtant, nous nous prenons un sacré coup
de soleil au visage. Les températures ressemblent à celles de Cilaos en hiver, très frais le matin et le soir et chaud la journée.
L'après-midi se termine par un pot en face du lac, en profitant des derniers rayons du soleil et en regardant les bateaux
touristiques aller et venir sur le ponton, le seul et unique accès navigable du lac.
Nous prenons un apero au bar de l'hôtel puis sortons dîner dans un restaurant en face de Linden Commons et rencontrons Janice, la
propriétaire, une américaine d'origine chinoise.
Nous avons beaucoup apprécié la petite ville de Xizhou, son animation, sa place, ses maisons typiques et l'accès au
magnifique lac Erhai.
Lundi 8 décembre 2025 :
Le programme de la journée nous mènera de Xizhou au marché de Shaping puis la ville de Shibaoshan pour passer la nuit à Shaxi à 2050 mètres d'altitude.
A 9h00 , Kelsang, un chauffeur tibétain, vient nous chercher à l'hôtel.
Nous nous arrêtons au marché de Shaping qui a lieu tous les lundis. Les femmes en habit traditionnel viennent y chercher leurs légumes pour la semaine et
les portent dans les paniers sur le dos.
Nous reprenons la route et nous arrêtons sur les hauteurs du lac Haixihai pour déguster un café avec une vue imprenable sur le magnifique
paysage de montagnes.
Nous traversons pendant 2 heures les routes sinueuses de montagne bordées de pins au son de la musique tibétaine que nous fait découvrir Kelsang.
Nous arrivons à Shaxi à 12.15 mais continuons la visite de la région. Nous y passerons la nuit. La montagne Shibao, située à proximité, abrite des sculptures
rupestres bouddhistes et des temples vieux de plus de 1300 ans, avec notamment des images du bodhisattva Guanyin .
Les deux principaux groupes ethniques de Shaxi sont les Bai et les Yi . Nous visitons le majestueux site de Shibaoshan, et ses sculptures bouddhistes gravées dans la
roche. L'endroit est constitué de gravures de Bouddha à même la falaise au sein d'un complexe très bien conservé.
Les visites du mont comprennent trois attractions : le Temple taoïste Baoxiang, le Temple Haiyunju et les grottes bouddhistes du Mont Shizhong (Mont en Cloche de pierre ressemblant a une carapace
de tortue).
Le Temple taoïste Baoxiang fut construit pendant la Dynastie des Yuan (1271-1368) sur la falaise, on le considère comme le temple suspendu du Yunnan.Les grottes bouddhistes permettent au Mont
Shibaoshan de jouir d'une réputation dans le pays. On considère le mont comme « Dunhuang du Sud ». Les grottes furent creusées pendant les Dynasties des Tang et Song. À part des statues de
bouddha qui sont majoritaires, il y a aussi des statues des rois du Royaume Nanzhao (738BC-937BC) qui régnaient pendant une partie de l'actuel Yunnan; donc les grottes sont comme des livres
d'histoire écrits sur la falaise. Elles témoignent de la sagesse de la minorité des Bai et possèdent une grande valeur artistique. Les grottes s'étalent sur plus de 6 kilomètres. On dénombre
actuellement 17 grottes, 139 statues et 44 inscriptions murales.
La visite est un peu ardue car il y a 300 marches pour accéder au temple le plus haut, à 2600 mètres d'altitude. Nous revenons à Shaxi où se trouve notre auberge, au
cœur de la vieille ville , l'hôtel Aoding courtyard .
Shaxi a débuté comme comptoir commercial pour le thé et les chevaux sous la dynastie Tang (618-907). La prospérité de la ville a atteint son apogée sous
les dynasties Ming et Qing (1368-1912).
Il s'agit probablement de la ville caravanière à cheval la mieux préservée de l' ancienne route du thé reliant le Yunnan à la Birmanie et au
Tibet et elle est actuellement préservée grâce à une coopération entre l' École polytechnique fédérale de Zurich (ETH) et le gouvernement populaire du comté de
Jianchuan .
Nous restons un peu dans la belle chambre de l'hôtel, une bâtisse typiquement Dai. À 17h00 , nous allons dans la vieille ville.Les maisons et portes anciennes en bois sculpté et en
torchis qui jalonnent les ruelles, le marché d'artisanat, les boutiques, tout est fait pour faire rêver le touriste. De plus, il y a beaucoup moins de monde
que dans les autres grandes villes. Shaxi est une vraie révélation...
Curieusement, après chaque passage dans une ville, nous nous disons que nous ne trouverons pas mieux, et à chaque fois, la surprise est grande. Chaque ville à
son attrait particulier..
Sur une des places, un Charlie Chaplin nous dessine un portrait succinct mais assez ressemblant tout de même. Il ne veut même pas qu'on le paie. Le français est bien vu ici. On
fait même des photos de nous.
Aujourd'hui, nous n'avons croisé aucun étranger. Nous sommes donc des sujets rares... Nous nous arrêtons dans un restaurant pour le dîner.Une fois encore, ambiance
musicale cool, décor sympa, sourires. Nous passons un excellent moment autour d'une nouvelle bière, la Shaxi ancient town beer, à 4°, ce qui change des autres bières, la
Dali, la Beerlao et d'autres qui n'étaient qu'à 2°.
Mardi 9 décembre 2025: il fait -3° à 9h00
Nous partons de Shaxi vers les gorges du saut du tigre et arriverons à Shangri La après 4 heures de route. L'altitude
sera de 3200 mètres.
Nous quittons les propriétaires de l'hotel dont nous sommes les seuls et derniers clients. Demain, il fermeront
l'etablissement pendant les 2 mois qui suivent, l'hiver étant une saison moins touristique. Nous faisons route vers l'ancien grand centre d'échanges commerciaux sur la route des
caravanes du thé et des chevaux puis la route vers la région tibétaine de Shangri La. Nous nous arrêtons aux incontournables Gorges du Saut duTigre, parmi les plus profondes du monde au fond
desquelles coule le majestueux fleuve Yangtsé, particulièrement puissant et rugissant à cet endroit précis, étranglé entre la montagne Haba (sommet à
5400m) et la montagne du Dragon de Jade (sommet à 5600m).
D'environ 16 km de long, les gorges livrent passage au fleuve entre les deux sommets du Yulong Xue
Shan (5 596 m) et du Haba Xue Shan (5 396 m), en une série de rapides encadrés par des escarpements abrupts de 2 000 m de hauteur, ce qui fait de
ce canyon de rivière l'un des plus profonds au monde. Leur nom se réfère à la légende qui raconte que, pour échapper à un chasseur, un tigre sauta par-dessus le canyon en son point le
plus étroit (tout de même large de 25 à 30 m).
Sur le retour, nous nous arrêtons dans un petit restaurant du bord du fleuve, là où vivent les tribus Naxi , d'origine
tibétaine, qui forment des petits hameaux situés le long des gorges. Leurs moyens de subsistance principaux sont la production de céréales et les randonneurs
étrangers.
Nous poursuivons par une belle route de
montagne et arrivons à Shangri La où nous nous installons dans un gîte tibétain , le Timeless Inn, situé au cœur de la vieille
ville.
Shangri La est située dans un monde à part du Yunnan. C'est vraiment le « monde perdu » tel qu’il est décrit dans le roman de James Hilton. Il
règne ici une atmosphère unique et lointaine en partie due à la minorité tibétaine locale, qui donne à la région un avant-goût du Tibet. Bien que situé au Yunnan, Shangri La et sa
région sont réellement tibétains, voire même plus qu’au Tibet administratif. On y trouve encore de nombreux villages tibétains authentiques avec une vie rurale intense, ce qui est moins le cas au
Tibet où les populations sont de plus en plus regroupées dans les villes.
En début de soirée nous prenons le temps de flâner dans les ruelles, jusqu'au petit temple Da Gui Shang faisant face à un moulin à prières tibétain
géant dominant la ville que 20 personnes font tourner grâce a des cordes. Afin que cela nous apporte le bonheur, nous faisons 3 tours complets de tambour. C'est un superbe
moment au coucher du soleil, les rayons illuminant le tambour d'or et le temple bouddhiste. La vue sur les toits de la ville et la place centrale est très jolie.
Dans la vieille ville, on trouve de nombreuses echopes d'artisanat local et beaucoup de
restaurants. Chaque soir , de 19h à 21h, les gens du coin et les touristes se réunissent dans un endroit de la vieille ville
pour entamer des danses en ronde. C'est un beau moment d'échange.
Nous entrons dans un restaurant pour se chauffer avec un bon bouillon et des nouilles chinoises avant de rentrer au timeless
Inn, épuisés...
Le mercredi 10 décembre 2025 :
La journée est dédiée à la visite de la région de Shangri La et nous debutons par une balade au marché local avec ses étals de produits locaux
comme le fromage de yak fermenté( pas très bon au goût) et ses nombreuses espèces de champignons . Nous visitons ensuite l’impressionnant monastère tibétain de Songzanlin, le plus grand de
Chine.
Fondé en 1679 sous le règne du 5eme Dalaï lama, le monastère de Songzanlin connu aussi sous le nom de « Petit Potala » est la plus grande
lamaserie toujours active de la secte des « bonnets jaunes » dans la région. A son apogée, le monastère de Songzanlin hébergeait 1600 moines. Il abrite encore aujourd’hui plus de 600 moines
encore actifs. Bien que ses bâtiments soient en cours de rénovation, l’endroit est magnifique et vaut indéniablement le détour.
Construit sur une colline à 5 kilomètres de la vieille ville, sa visite nécessite l’ascension d’une longue série d’escaliers dessinés au travers de
maisons habitées par les moines avant d’accéder aux temples principaux.
À l’intérieur, la grande salle de prière et ses 108 piliers est assez impressionnante avec ses statues des bouddhas et ses fresques colorées qui
traduisent la religion bouddhiste. Les moines sont toujours occupés à dérouler les moulins à prières. Selon la tradition tibétaine, ces moulins ne doivent jamais s’arrêter, car leur rotation
permanente diffusent des prières comme si elles étaient récitées de vive voix.
Le monastère s’anime le 29e jour du 11e mois lunaire, à l’occasion de la cérémonie Gedong. Ce grand rassemblement de lamas durant lequel ils
exécutent des danses masquées en l’honneur des différentes divinités tibétaines. En repassant par la nouvelle ville , nous
achetons des bières tibétaines , la Black yack et fat dolma, que nous dégustons dans un restaurant. Ces bieres à 5,5° sont excellentes et accompagnent parfaitement notre repas à base
de tofu et d'aubergines, légèrement trop épicé mais très goûteux.
Nous nous rendons dans la campagne autour du lac Napa pour une ballade à cheval, vêtus de vêtements typiques du Tibet.
J'ai même l'occasion de chevaucher un Yak, un souvenir mémorable.
Après quelques photos au bord du lac Napa, réserve de faune et de flore, peu profond en cette saison, avec en arrière plan des stupas et
les montagnes enneigées, Kelsang nous emmène prendre un café chez lui. Il habite avec sa femme un bel appartement à proximité de la vieille ville. Il nous
montre sa pièce dédiée aux prières et je suis impressionnée par la qualité des objets et la ferveur bouddhiste que cet espace dégage.
Nous n'avons pas le temps de visiter le temple de Ringha, niché dans la vallée du même nom. Ce temple est considéré comme l'un des 5
monastères tibétains les plus importants du Yunnan. Mais tant pis, la journée à tout de même été bien remplie.
Le temple Bai Ji Si offrant de belles vues sur les environs de Shangri La et les montagnes Shika aurait également pu etre visité mais il nous
faut rentrer a l'hôtel pour déguster une fondue de Yak que Rose, l'aubergiste, nous a concoctée. En tout cas, nous en
savons davantage sur la culture tibétaine . Je retiens que la médiocrité humaine qui mène au malheur de chacun n'est autre que le fruit de trois poisons que sont l'ignorance, la
jalousie et l'envie . A méditer...
Kelsang nous a appris que la figure bouddhiste qui représente ma naissance est
Green Tara et il m'invite a réciter le mantra qui lui correspond. Quant à Pierre son représentant spirituel est le Bouddha à la longue
vie
(Long life Bouddha) qui possède également son propre mantra pour réaliser les prières. La région autour de Shangri La est très colorée et riche de ses stupas, de ses temples, de ses chants, danses et particularités culinaires. Partout,
des drapeaux de prière , petites pièces de tissu rectangulaires colorées et imprimées, sont suspendues au passage des cols, au sommet des montagnes, au croisement des chemins, sur le
toit des maisons, sur les ponts, à l'extérieur des temple
Selon les adeptes du bouddhisme tibétain, le vent qui souffle, caressant au passage les formules sacrées imprimées, les disperse dans l’espace et
les transmet ainsi aux dieux et à tous ceux qu'il touche dans sa course.
La fondue de Yak de Rose est excellente. Elle est accompagnée d'une nouvelle biere , la Son gha et d'un verre de vin qu'elle
fait elle-même avec du raisin spécifique de la région.
11 décembre 2025:il fait -10° au thermomètre à 8h00.
Nous prenons la direction de Baisha et Lijiang . Nous prévoyons 3h30 de route et serons à 2300m d'altitude. Avant d'arriver à Baisha, nous montons au
temple Wenfeng qui domine la ville de Lijiang avec ses 500 araths , nom donné dans le bouddhisme theravâda à ceux qui atteignent le
dernier stade de la sagesse et de l'éveil. C'est le quatrième état des Quatre êtres nobles.
Le point de vue sur la ville de Lijiang en contrebas et la montagne enneigée du dragon de Jade à l'horizon est
magnifique.
Les 500 araths sont installés autour de la cave vajravarahi . Le temple est situé à
30 minutes de route de la vieille ville de Lijiang, et se niche sur les pentes de la montagne Wenbi . Il faut emprunter une route très étroite et sinueuse sur environ 8km pour y acceder. L'entrée
est gratuite. Ce temple appartient à l’école Gyajupa du bouddhisme tibétain et a été construit au 17e siècle, sous le règne du roi Naxi Mu Tian sous la dynastie Qing.
La visite propose une balade agréable entre les deux parties du temple, du bas vers le sommet, dans un cadre naturel paisible avec de grands pins et
des fleurs de camélia. Sa construction en trois niveaux avec des pavillons traditionnels à toiture à triple avancée apporte une ambiance authentique et spirituelle.
Ce temple Gyajupa tibétain est un site réputé pour ses pratiques méditatives et sa connexion aux grands lamas Karmapa. Nous entamons une promenade tranquille entre les différentes parties du temple, entourée de nature décorée des drapeaux de prière tibétains.
Le Wenfeng Temple est une escale culturelle et spirituelle idéale pour découvrir la dimension tibétaine du Yunnan hors des circuits classiques, en
profitant d’une atmosphère sereine et d’une vue spectaculaire.
La douceur du climat permet aux habitants des environs de passer un hiver paisible. Au printemps, lorsque les fleurs éclosent, les oiseaux
migrent vers le nord pour se reproduire. Ils insufflent la vie aux villages au pied du mont du Dragon de Jade. Lorsque les grues à cou noir survolent le Dragon de Jade dans les nuages rosés de
l'aube, on a l'impression que la légende des Naxi se réalise. Selon le livre de Dongba, la déesse Chenhong Baobai se métamorphosa en grue et emporta Chongrenli'en, rescapée du déluge, au ciel.
Elle implora son père de les laisser se marier. Leurs enfants devinrent les ancêtres du peuple Naxi.
Kelsang nous emmène ensuite dans un petit restaurant de Baisha, petite ville de minorité Naxi.Nous arpentons les ruelles de la
vieille ville et nous laissons tenter par l'achat, pour une centaine d'euros, d'une broderie typique de la région.Elle represente la lumière de la pleine lune sur la
vieille ville et à été brodée par le seul homme qui realise ce type d'ouvrage. Atteint de la poliomyélite, il a été accepté parmi les brodeuses et travaille avec elles
depuis 10 ans, réalisant des ouvrages de broderie qui lui m sontpropre.
Nous arrivons à 16h00 à l'hôtel de charme Fine art panorama à deux pas du vieux Lijiang où nous passerons les 2 dernières nuits en
Chine.
Nous découvrons la vieille ville au pied de la colline du Lion. Le soir, c'est l'effervescence avec les places qui se remplissent
de monde et où les gens participent aux danses folkloriques des minorités Naxi. Une ambiance extraordinaire...
12 décembre 2025:
Nous allons à pied au bord du lac, le Black dragon pool , là où les pics enneigés se reflètent sur l'eau. L'endroit est magique .
La quiétude est agréablement interrompue par des gens du coin qui viennent danser au son de la musique traditionnelle tibétaine . Les uns portent de costumes, d'autres non
mais chacun est heureux de passer ce moment de convivialité. Les passants se mêlent aux danseurs et le groupe s'agrandit.
À 11h30, nous partons vers le montagne du Dragon de jade aux sommets enneigés. L'altitude maximale est de 5596 mètres tandis que la montagne
voisine, la Haba show montain , est haute de 5396 mètres.
Un spectacle Naxi se produit à 2300 mètres d'altitude. Comme depuis notre arrivée au Yunnan, le ciel est
parfaitement bleu et il fait près de 20 degrés à midi.Les nombreux figurants en costume Naxi retracent l'histoire de la vie de
cette minorité .C'est un spectacle grandiose.
Malheureusement, après l'exhibition, un touriste originaire de Myanmar tombe, terrassé par un œdème aigu pulmonaire
provoqué par l'altitude. Je procure un massage cardiaque en attendant les secours mais je doute qu'il s'en soit sorti. Une tragédie pour cet homme, sa famille et
tout le groupe avec lequel il voyageait...
En revenant vers notre hôtel, nous nous arrêtons au marché de Xia Shang Shi Cang pour déjeuner dans in boui-boui et acheter
des fruits.
Une visite du musée naxi de la ville de Lijiang met un terme à ces fabuleuses vacances au Yunnan.Le musée nous apprend les coutumes du peuple Naxi , Dongpa par leur religion et à l'écriture unique en son genre.
Le soir, nous allons flâner une dernière fois dans les rues de la vieille ville puis préparons nos bagages pour
un départ le lendemain en demain en direction de Bangkok avec un transit à kunming. De Bangkok, nous prendrons un troisième vol en direction de koh Samui .
Nous passerons quelques jours en Thaïlande avant de revenir à la réunion le 20 décembre.
Le Yunnan aura été une destination étonnante par la richesse de sa culture et la beauté des paysages. Il aura été parfois
difficile de se faire comprendre car très peu de Chinois parlent anglais mais nous avons apprécié les habitants qui sont discrets et souriants, toujours prêts à
rendre service.
La formule que nous avons choisie avec l'agence Yunnan roads est optimale car nous avons été suivis et épaulés tout au long du séjour.
Les hôtels étaient très confortables et les choix des visites des sites touristiques étaient particulièrement intéressants et variés.
Les vieilles villes pleines de charme nous ont fait voyager dans la Chine d'autrefois avec des maisons pittoresques à l'architecture élaborée,
une éducation parfaite de la population qui nous a accueillis avec bienveillance et un art de vivre respectueux des traditions. Le savoir-faire de ce peuple courageux se
transmettra, je l’espère, aux générations futures
